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    978 Valiquette à côté
    du bureau de poste
    Le draveur (8 octobre 2005)

    978 Valiquette à côté du bureau de poste

    Artiste

    Œuvre de Jean-Louis Courteau

    Né à Sainte-Anne-des-Lacs en 1959, Jean-Louis Courteau dit voir vraiment le jour qu’à 14 ans en ouvrant un livre sur les impressionnistes français. Dessinant depuis longtemps déjà, il commence à voir tout le pouvoir de la peinture en examinant ce soleil désespérément jaune du Semeur de Van Gogh. 

    À partir de ce moment, il dévore tout ce qu’il trouve sur la peinture. Il s’inspire des grands tels Van Gogh, Monet, Cézanne. Il finit par comprendre que le seul maître qui l’enseignera sera la nature par son vent, sa chaleur, son froid et ses nuages de moustiques qui collent à la toile. Il cherche donc à reproduire, plus que la nature, mais son sens et ce qu’elle représente vraiment. 

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    Quel beau et hasardeux métier que celui de draveur. Félix-Antoine Savard l’a même rendu mythique dans son roman Menaud, maître-draveur.

    Les draveurs constituaient le corps d’élite des travailleurs forestiers. Bûcherons en hiver, le printemps venu d’avril à juin, ils devenaient de véritables aventuriers.

    Gaffe de douze pieds et tourne-bille « cantdog » à la main, les draveurs s’efforçaient de faire circuler le bois sur la rivière du Nord et la rivière aux Mulets. Ils travaillaient en équipe. Confrontés à l’eau, au froid et parfois à la neige, le draveur portait des bottes cloutées qui lui permettaient de courir sur les billes en perpétuel mouvement.

    Lorsque des « jams » (embâcles de billots) se formaient en haut de la Grande chute, au  chenal des paresseux ou au abord du chemin du Loup-Garou, le plus brave des draveurs devait aller planter le bâton de dynamite qui ferait sauter l’amoncellement. Au cours des années, plusieurs ponts d’ici ont été emportés par le flottage du bois.

      

    En 1903, Léonidas Villeneuve & cie.  exploitant un moulin à scie à St-Jérôme, faisait descendre 1 500 cordes de bois, soit près de 22 000 billots. Il fit parvenir un protêt à la Compagnie des Moulins du Nord pour qu’un passage et des « booms » soient construits à même le barrage.

    Plusieurs membres de famille du forgeron Israël Desjardins devinrent draveurs. Le plus connu fut Arcade qui, selon sa petite fille Nicole, était un excellent sauteur. Cependant on se rappelle plus d’Arcade comme homme d’affaire qui fut un des modèles pour le personnage de Séraphin Poudrier.

    C’est vers 1920 que se termina la drave à Ste-Adèle. Avant que le moulin des De Repentigny fonctionne à l’électricité, les Mantha qui travaillaient au moulin se souviennent d’avoir monté la rivière plusieurs fois pour aller ouvrir une petite l’écluse à Val-Royal. Les billots s’accumulaient et réduisaient la puissance de la force motrice. Encore aujourd’hui, le gouvernement conserve un droit de réserve de 15 pieds de chaque côté de la rivière aux Mulets. Le mot  « drave »  vient de la déformation populaire de l’expression anglaise « to drive » conduire les billots.

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